Je propose un traitement pour améliorer la réponse immunitaire, dans les cas où il n’y a pas de vaccin (Sida, malaria...), ou lorsqu’il doit être renouvelé chaque année (grippe).
On attribue en général l’échec à la faculté que le pathogène a de muter, c'est-à-dire de modifier certaines de ses protéines. Bien que ce soit le dogme officiel, je crois que ce n’est pas la cause principale. Il y a des virus contre lesquels il existe des vaccins efficaces et qui ont une vitesse de mutation élevée (cf. biblio de l'article) et aussi l’inverse. Je propose que ce qui est important, c’est le taux de ressemblance des proteines du pathogène et celles de l’hôte.
- Si beaucoup d’épitopes (les caractéristiques des protéines) du pathogène sont identiques à ceux de l’hôte, très peu sont différents (de ceux de l’hôte) et capables d’induire la production d’anticorps par vaccination (Figure 1 de l'article). Si le pathogène mute, les épitopes sont en partie changés et il ne reste plus assez d’anciens épitopes capables de réagir avec les anticorps de la vaccination.
- Si au contraire beaucoup d’épitopes du pathogène sont différents de ceux de l’hôte, il y a beaucoup d’anticorps différents formés au cours de la vaccination et les mutations laissent encore assez d’épitopes anciens réagissant avec le vaccin (Figure 1 de l'article).
Comment se placer dans ce dernier cas ?
Le thymus est un organe dans lequel seuls les lymphocytes T (une catégorie de globules blancs) reconnaissant les épitopes étrangers à l’hôte sont conservés. Ceux reconnaissant les épitopes de l’hôte (l’ensemble du soi) sont éliminés.
Je propose de vacciner un animal d’une race choisie pour donner des anticorps nombreux avec le pathogène, et de purifier ces anticorps par chromatographie. Puis d’injecter ces anticorps dans le thymus de l’hôte (l’homme), où se fait la reconnaissance des lymphocytes T. Un certain nombre de types d’épitopes humains seront éliminés par ces anticorps et ne feraient plus partie de l’ensemble du soi et deviendraient donc des épitopes étrangers (Figure 2 de l'article). Au cours d’une vaccination ou d’une infection ultérieures, un plus grand nombre d’épitopes du pathogène seraient reconnus comme étrangers, donnant lieu à beaucoup de types d’anticorps, et dans ce cas les mutations du pathogène seraient sans effet.
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